- Inconfort, difficulté respiratoire survenant pour un niveau d’activité usuelle n’entraînant normalement aucune gêne.
- Sensation subjective.
- Symptôme très fréquent.
- Multiples causes : ORL, pneumologiques, cardiologiques, neurologiques.
- Distinguer dyspnée aiguë (d’apparition récente) et dyspnée chronique.
- Distinguer la dyspnée de l’insuffisance respiratoire, les deux termes ne sont pas synonymes :
1. Interrogatoire
Apprécier le terrain : antécédents, comorbidités, traitement en cours.
Caractériser la dyspnée :
- rapidité d’installation : aiguë ou chronique ;
- circonstances de survenue :
Evaluer l’intensité :
- la classification de New York Heart Association (NYHA) est la plus utilisée :
- nombre d’oreillers utilisés pendant la nuit si orthopnée ;
- l’échelle de Sadoul est utilisée par les pneumologues :
Rechercher des signes fonctionnels associés : généraux, respiratoires, cardiologiques, ORL, neurologiques.
2. Examen clinique
a. Caractériser la dyspnée
- Déterminer la phase du cycle respiratoire concerné : dyspnée inspiratoire, expiratoire ou aux deux temps.
- Évaluer :
b. Rechercher des éléments d’orientation étiologique
- Recherche de signes généraux : fièvre, frissons, amaigrissement…
- Auscultation pulmonaire : normale, crépitants, sibilants…
- Examens :
c. Rechercher des signes de gravité devant une dyspnée aiguë
Cf. item 193 : détresse respiratoire aiguë du nourrisson, de l’enfant et de l’adulte (non traité dans cet ouvrage).
- Mise en jeu des muscles respiratoires accessoires : tirage sus-sternal ou sus-claviculaire, creusement intercostal, battement des ailes du nez, balancement thoraco-abdominal, contracture active expiratoire abdominale.
- Cyanose, sueurs, tachycardie > 120/min, signes de choc (marbrures), angoisse, SpO2 < 90 %.
- Retentissement neurologique : encéphalopathie respiratoire (astérixis), agitation, somnolence, sueurs, coma.
En fonction du contexte et de l’orientation étiologique, on discute de la réalisation de divers examens complémentaires. Par exemple, échographie-doppler veineux des membres inférieurs et/ou angioscanner thoracique et/ou scintigraphie pulmonaire de ventilation/perfusion en cas de suspicion d’embolie pulmonaire ; échocardiographie avec doppler, épreuves fonctionnelles respiratoires, cathétérisme cardiaque, épreuve d’effort métabolique…